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dimanche 7 octobre 2007

TEST ADN

Ils veulent un peu de ton sang
Pour t’apprendre qui tu es
Ils veulent un peu de ton sang
Pour te dire ce que tu sais
Ils veulent un peu de ton sang
Mais c’est pas pour le boire
Ils veulent un peu de ton sang

Comme une preuve pour te croire

Comme si, si t’avais la haine
C’était marqué dans tes gênes
Comme si une empreinte digitale
Leur parlait de ta ville natale
Comme si, en regardant tes dents
On devinait ton comportement
Comme si, en matant ta pisse
On pouvait deviner tes vices

Mais pour peu qu’ils inspectent ta merde
Ils verront que leur reflet dans le miroir
Et comme tant d’autres ils te perdent
Au fin fond d’un vieux tiroir
Pour eux, tu vaux pas mieux
Que le contenu de leur corbeille
Et si tu restes chez toi
Et si tu les emmerdes pas
Eux, dans leurs pieux
Ils dorment sur leurs deux oreilles

Allez, t’en fais pas, frérot
Ils cherchent au mauvais endroit
Parce qu’ils n’ont pas en haut
Ce que tu utilises, toi
Ca fait longtemps dans ces bureaux
Qu’on a pas vu traîner un cerveau

Et même si ça te dégoûte
Sache, pour t’ôter un doute
Que rien ne sert de dormir sur ses deux oreilles
Si on n’a rien entre qui servira au réveil…


WAAMOS

lundi 23 juillet 2007

LE JOUR OU LA GAUCHE S’ARRETA... (2ème partie)


(suite et fin de la première partie, ce qui est le principie de la deuxième et dernière partie)

Les mois avant la date fatidique furent rudes. Les Cinq passaient aux oubliettes tandis Ségolène prit la mauvaise décision de combattre le comte S. avec ses propres armes. Cependant, moins habile que lui, elle n’arrivait pas à prendre le dessus. D’autant que la Droite faisait bloc et que le camp de Ségolène, sentant la défaite arriver, se désolidarisait de plus en plus. La bataille semblait perdue d’avance. D’autant qu’un dissident issu de la Droite, au pseudonyme mystérieux de Big Ears (Grandes Oreilles), ralliait de nombreux "Gauchistes". Finalement, au terme d’un combat pour lequel elle n’était pas à la hauteur, Ségolène perdit, et toute la Gauche avec elle. La Droite et le comte S., soutenus par une part importante de la population, savouraient leur victoire ! Non seulement, ils avaient repris le pouvoir, mais cela ne s’arrêtait pas là pour eux…

En effet, quelques mois plus tard venaient les législatives, qui leur permettraient d’obtenir un contrôle absolu sur tout le pays ! Et leur plan avait fonctionné : la Gauche était en miettes, trop occupée à panser ses plaies et à soigner ses rescapés pour trouver la force nécessaire à se battre. D’autant que, Ségolène vaincue, les luttes pour le pouvoir au sein du PS reprirent de plus belle, achevant de détruire ce qui restait de leur mouvement. Les Cinq, de leur côté, restaient muets. Et la défaite eut lieu, cinglante ! La Droite jubilait, cela ne leur avait pas coûté tant d’efforts : il leur avait juste fallu contaminer certains membres de la Gauche pour que celle-ci implose. Et ce fut le cas. Quelques gauchistes tentaient encore vainement de résister, mais leur pathétisme les rendaient juste risibles aux yeux de la population. De plus, l’enrôlement d’anciens Gauchistes au sein de la Droite finit de les couvrir de ridicule. Et la Gauche s’arrêta…


Ca fait peur comme histoire, hein ? Surtout qu’on est pas dans une superproduction estivale : ici, les gentils ne gagnent pas à la fin ! Parce que dans ces films, les gentils sont courageux et altruistes, alors que dans la vraie vie, ils sont aussi lâches et opportunistes que le camp adverse ! Car, contrairement à ce que j’ai écrit plus haut pour faire plus S-F, la droite n’est pas responsable de la défaite de la gauche. La gauche a merdé, lamentablement, en troquant le débat d’idées qu’est ordinairement une campagne présidentielle contre une espèce de guerre de communication digne d’un "qui c’est qui a la plus grosse ?" sous les douches d’un vestiaire d’EPS. Et le pire, dans toute cette histoire, c’est que cette, comment dire, mise en veille de la gauche, quelle que soit notre opinion politique, c’est le début de la fin du pluralisme, donc de l’opposition, donc de la démocratie, et ça, c’est d’autant plus préoccupant, et on peut même pas blâmer la droite pour ça ! A bon entendeur…

WAAMOS !


(J’espère que j’vous ai pas plombé l’ambiance. Promis, le prochain article sera rigolo. Enfin, si vous êtes pas trop regardant niveau humour !)

LE JOUR OU LA GAUCHE S’ARRETA... (1ère partie)

On ne peut jamais dire d’une catastrophe qu’elle n’a eu lieu en tout et pour tout que sur une journée. Non : une catastrophe est toujours annoncée par des signes avant-coureurs effrayants et néanmoins incontestables. Le ciel qui s’embrase, les océans qui se déchaînent, les oiseaux qui ne volent plus droit, les grands-mères qui se dévorent entre elles, les poils pubiens qui ne poussent plus, etc. Dans l’histoire que je vais vous conter, ces signes sont à ce point affligeants que vous allez dire sur un ton gouailleur : "C’est quoi cette mauvaise histoire de science-fiction ?!". Et vous auriez raison…

Tout commence dans un pays dévasté. Comme toujours. Un pays un peu trop sûr de lui où plus personne ne juge bon de hausser le ton, de critiquer, de s’opposer. Un pays soumis. Pire, un pays qui s’est soumis sans même qu’on l’y force. Un pays qui avait renoncé, en quelque sorte, et qui avait abandonné le pouvoir à la Droite. Vu qu’on caricature (?), nous dirons que la Droite était une organisation malfaisante composée d’hommes riches et influents, n’ayant pour seule ambition d’augmenter encore un peu plus leur richesse et leur influence. Et pour cela, ils tentaient par tous les moyens qu’on avait mis à leur disposition d’acculer le peuple dans l’ignorance et la pauvreté ! Mais c’est immonde me direz-vous, chers lecteurs ! Oui, ça l’est, surtout que le camp d’en face, la Gauche, était bien mal en point : la faction la plus importante, appelée le PS, avait été en grande partie contaminée par la Droite et ses membres se livraient entre eux une guerre sans retenue pour conquérir le pouvoir !

Il ne restait tout au plus à Gauche que quelques farouches résistants, les Cinq, obligés de se cacher dans l’ombre et de rester clandestins. Il y avait parmi eux des gens du peuple (comme dans tout bon film catastrophe, c’est le voisin sympa qui sauve le monde) : un jeune facteur idéaliste, un fermier moustachu moult fois condamné pour ses actes, une vieille ouvrière syndicaliste, une ex-hippie écologiste et une petite dame à lunettes au nom de mobilier de cuisine. Il ne restait plus qu’eux cinq et une poignée de civils pour tenir tête à la Droite. Et leurs forces s’amenuisaient de jour en jour…

Et vint alors la plus grande menace qu’ils aient eu à affronter : le comte S. Il était membre de la Droite depuis sa naissance, et sa petite taille était inversement proportionnelle à sa soif de pouvoir. Voyant les élections présidentielles arriver, il lança son offensive médiatique trois ans à l’avance, s’assurant ainsi un net avantage sur ses concurrents. Eux, au contraire, ne prévoyaient rien, préférant gesticuler dans le vide ou se révolter à voix basse. Au PS, ils en étaient même arriver à se battre entre eux pour désigner qui serait chargé de contrer la Droite et le comte S. Finalement, au terme de luttes fratricides dévastatrices pour leur camp, il choisirent par défaut une jeune ingénue, Ségolène, dont la candeur naturelle devait (du moins c’était leur plan) révéler au grand jour la fourberie du comte S. Seulement voilà, Ségolène se montra être tout aussi ambitieuse que son adversaire et se rapprocha dangereusement des idées de la Droite. Les Cinq, affligés par ce constat, auraient pu s’allier pour combattre, mais, comble du malheur, des différends puérils les poussèrent à se scinder, et l’union qui faisait leur force disparue, ils ne pouvaient faire le poids face à l’ennemi. La Gauche, qui n’avançait déjà pas très vite, ralentissait de plus en plus… et pile au mauvais moment !

(ouh, quel suspense ! - suite et fin dans la deuxième partie)