
Les mois avant la date fatidique furent rudes. Les Cinq passaient aux oubliettes tandis Ségolène prit la mauvaise décision de combattre le comte S. avec ses propres armes. Cependant, moins habile que lui, elle n’arrivait pas à prendre le dessus. D’autant que la Droite faisait bloc et que le camp de Ségolène, sentant la défaite arriver, se désolidarisait de plus en plus. La bataille semblait perdue d’avance. D’autant qu’un dissident issu de la Droite, au pseudonyme mystérieux de Big Ears (Grandes Oreilles), ralliait de nombreux "Gauchistes". Finalement, au terme d’un combat pour lequel elle n’était pas à la hauteur, Ségolène perdit, et toute la Gauche avec elle. La Droite et le comte S., soutenus par une part importante de la population, savouraient leur victoire ! Non seulement, ils avaient repris le pouvoir, mais cela ne s’arrêtait pas là pour eux…
En effet, quelques mois plus tard venaient les législatives, qui leur permettraient d’obtenir un contrôle absolu sur tout le pays ! Et leur plan avait fonctionné : la Gauche était en miettes, trop occupée à panser ses plaies et à soigner ses rescapés pour trouver la force nécessaire à se battre. D’autant que, Ségolène vaincue, les luttes pour le pouvoir au sein du PS reprirent de plus belle, achevant de détruire ce qui restait de leur mouvement. Les Cinq, de leur côté, restaient muets. Et la défaite eut lieu, cinglante ! La Droite jubilait, cela ne leur avait pas coûté tant d’efforts : il leur avait juste fallu contaminer certains membres de la Gauche pour que celle-ci implose. Et ce fut le cas. Quelques gauchistes tentaient encore vainement de résister, mais leur pathétisme les rendaient juste risibles aux yeux de la population. De plus, l’enrôlement d’anciens Gauchistes au sein de la Droite finit de les couvrir de ridicule. Et la Gauche s’arrêta…
Ca fait peur comme histoire, hein ? Surtout qu’on est pas dans une superproduction estivale : ici, les gentils ne gagnent pas à la fin ! Parce que dans ces films, les gentils sont courageux et altruistes, alors que dans la vraie vie, ils sont aussi lâches et opportunistes que le camp adverse ! Car, contrairement à ce que j’ai écrit plus haut pour faire plus S-F, la droite n’est pas responsable de la défaite de la gauche. La gauche a merdé, lamentablement, en troquant le débat d’idées qu’est ordinairement une campagne présidentielle contre une espèce de guerre de communication digne d’un "qui c’est qui a la plus grosse ?" sous les douches d’un vestiaire d’EPS. Et le pire, dans toute cette histoire, c’est que cette, comment dire, mise en veille de la gauche, quelle que soit notre opinion politique, c’est le début de la fin du pluralisme, donc de l’opposition, donc de la démocratie, et ça, c’est d’autant plus préoccupant, et on peut même pas blâmer la droite pour ça ! A bon entendeur…
WAAMOS !
(J’espère que j’vous ai pas plombé l’ambiance. Promis, le prochain article sera rigolo. Enfin, si vous êtes pas trop regardant niveau humour !)
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